L’APCRAP, c’est un peu comme un miroir : tu viens pour écouter… et tu repars en t’interrogeant.
Lundi 07 oct.-25, je participe à la journée du réseau APCRAP - Personnes Compétentes en Radioprotection de Paris.
La journée s’est ouverte par une présentation de l’ASNR.
Le bilan est plutôt positif : le niveau de radioprotection s’améliore, les équipes sont mieux formées, les pratiques se stabilisent.
Photo emprunté à Hannan EL AQANI, Conseillère Clientèle en Radioprotection des Travailleurs et Radiophysique Médicale chez ALARA Expertise

Un point notable a été soulevé.
Le vrai problème n’est pas la technique des vérifications, c’est l’ambiguïté sur qui fait quoi.
Le cœur de la radioprotection, ce n’est pas (plus) le matériel ou la technique, c’est la coordination.
Un programme de vérifications Code du Travail n’a réellement de sens que s’il est porté par l’employeur. On peut (nous les CRP) bosser tranquillement dans notre coin, mais est-ce bien utile ?
Trois questions à se poser avant d’écrire son programme :
Est-ce que chaque acteur sait ce qu’il doit vérifier, quand et pourquoi ?
Mon programme est-il validé par mon employeur ? A-t-il une bonne compréhension de ce qu’il engage ?
Si l’ASNR venait demain, pourrais-je expliquer le sens de la démarche que je conseille ?
Cette intervention me pousse à continuer à porter mon message : « Les CRP ne font pas grand chose ».
Ils conseillent avant tout.
Et surtout, ils ne portent pas la responsabilité des demandes réglementaires.
C’est à l’employeur pour le code du travail et au responsable de l’activité nucléaire pour le code de la santé publique.
Et si, à la prochaine journée APCRAP, on ne venait plus seulement écouter… mais aussi partager nos propres valeurs et problématiques ?
👉 Écoute l’épisode complet du podcast ici :

Stéphanie